18.11.2008
Le service minimum contre la grève maximum

C'est reparti pour un tour jeudi... Tous les journaux vont évoquer la question du service minimum, des parents vont témoigner et petit cadeau de la rédaction, la liste des villes où le sercice minimum n'est pas appliqué!
Mais l'essentiel n'est pas là, c'est le pourquoi du comment dont il faut parler: La réforme du lycée, les suppressions de postes, l'igorance de Darcos envers les enseignants... Je vais vous dire, moi ca ne me dérange pas de galérer pendant une journée car c'est pour protéger des acquis sociaux. Les enseignants, eux, trinquent et sont stigmatisés: En avant, amusons nous, c'est le défouloir, ce sont des fonctionnaires, ils n'ont presque pas d'heures de cours, ils finissent à 17h et ont les grandes vacances... C'est beau tout ça, hein, mais en réalité les enseignants ont un travail énorme en dehors des cours en préparation et en correction, leurs vacances sont plus courtes que celles des élèves contrairement aux apparences et en plus, le concours pour devenir enseignant est l'un des plus durs de France. J'oubliais le traditionnel "ils sont payés à manifester"; sachez qu'une journée de grève coûte environ 90€ à un enseignant, c'est donc un sacrifice pour lui que de perdre une journée de travail mais ils défendent leurs droits et c'est commence cela que aujourd'hui nous vivons dans des conditions décentes!il faut respecter ce choix et arrêtons de déstabiliser cela pour notre confort... Aie...
DESTABILISATION, je touche le point sensible je crois car j'en arrive à parler du service minimum... Je sais, vous allez me dire que c'est une avancée, que les parents peuvent aller travailler mais non... j'arrête tout le monde, c'est une remise en cause totale du droit de grève!!! Ainsi, la pression face aux réformes scandaleuses votées par le parlement n'est plus permise. Donc, je résume, service minimum pour le train donc j'attends un minimum, service minimum d'accueil donc je perds un minimum de temps et la grève a un MINIMUM d'impact sur l'Etat. Pour parler localement, notre maire Hélène Mandroux à Montpellier tient bon face au préfet Schott et la loi du 20 Août 2008 (c'est curieux ça, la loi est passé pendant l'été...) mais pour combien de temps? Elle évoque un texte de loi incomplet et pas assez de moyens pour assurer l'accueil;
Le jour où il arrivera un accident sur l'un des lieux d'accueil, par manque de moyens, Sarko engagera une reforme de la réforme sur le service minimum.....mais bon, il est efficace quand même, il en fait beaucoup hein de réformes..sic
nb: Le service minimum d'accueil est d'ailleurs financé par le salaire des enseignants en grève.
15:38 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : grève, loi, service minimum, enseignement, éducation, sarkozy, mandroux




Commentaires
Au risque de passer aussi pour un gauchiste, je pense que le service minimum tel qu’il est proposé à l’heure actuelle est effectivement une remise en cause du droit de grève. Là où je suis aussi d’accord avec toi, c’est que le métier de professeur, comme d’autres, est à ranger dans le panier du grand service public. Le service public c’est se mettre au service du public. Par là, il faut comprendre que ce n’est pas une seconde nature chez les profs de ne pas aller travailler. C’est une contrainte qui, au-delà de la dimension financière (et en ces temps, ça compte beaucoup), agit sur le côté moral d’un type de personnes qui ont la volonté de se mettre au service des autres.
Je suis devenu allergique à toute terminologie extrémiste qui vise à comparer les grévistes à des preneurs d’otages. Ce n’est pas de gaité de cœur que le corps enseignant se mobilise. D’ailleurs, il est généralement nombreux dans les rues. Rien à voir donc avec la volonté primaire de nuire aux enfants (et moins jeunes) et de gêner les parents.
Le droit de grève est un droit fondamental au même titre que la liberté d’expression. Maintenant, aux acteurs sociaux (syndicats et politiques) à ce mettre autour d’une table et de négocier et surtout à proposer quelques chose de cohérent, justifié et en accord avec un véritable projet de société.
Ecrit par : Benjamin | 18.11.2008
Franchement votre article est sans aucune analyse de la situation actuelle, juste une belle déclaration d'amour aux fonctionnaires.
Reprenons votre article et débattons en, d'abord tu cites les stigmatisations faites sur les profs mais tu n'insistes pas je te signale et évidemment tu conclues qu'ils ont énormément de travail en dehors. Tu étais ds quelles écoles toi petit?
Moi j'ai quelques amis profs et bien je t'assure que c'ets bien cette vision là quand ils sont honnêtes: oui y a du boulot mais surtout les 2-3 premirèes années et après on gère mieux (placer les jeunes profs en ZEP est un autre sujet totalement différent où là je suis d'accord que y a des difficultés supplémentaires mais après prof ds un établissement sans pb c'et svraiment cool).
Faut arrétez là moi j'espère être chercheur au cnrs ou inserm ds 1-2 ans et tu crois que je connais pas les gros avantages (16 semaines de congés payés c'est hallucinant, la retraite calculée sur les 6 derniers mois, sécurité totale de mon job jusqu'à la retraite si ça c'est pas un avantage énorme??).
Moi je suis de droite (tu as dû t'en douter lol) mais franchement les profs on les mets 35h ds l'établissement: ils ft leurs cours (20h) puis la préparation des cours et les corrections et de temps en temps ils ont du boulot à la maison: vous croyez que c'est les seuls?
Que dire ensuite des 16 semaines de congés payés: 4 mois quand même alors y a bcp de gens plus à plaindre.
Et évidemment tu utilises l'argument fabuleux de la fin du droit de grêve. Donc tu reconnais que pour toi faire gr^ve c'ets déjà faire chier le plus de monde possible et surtout faire chier les plus pauvres et modestes car qui posera une journée de RTT sans pb financier, qui payera une nourrice, qui a les sous pour s'en sortir sans ce service minimum?
Par contre qui va se retrouver bloquer à galérer ? comme pour les grêves de transport les plus démunis et le splus pauvres.
Et pour finir, le plus ridicule est de dire qu'ils défendent les acquis sociaux de tous, alors d'abord je te rappellerai que pour les retarites ils ont pas fait grêve quand on a passé le privé à 40ans, ils ont un peu fait grêve quand on a passé les fctionnaires à 40ans et dernièrement ils ont fait grêve à fond quand on est arrivé aux régimes spéciaux : mais tu as raison c'est pas corporatiste lolll (c'ets même à ce moment que sud rail a osé exigé le retour à 37.5 ans pour tt le monde: très crédible ça).
Ensuite l'argument comme quoi le concours ets difficile ets vrai mais il marche pour tout, par exemple les patrons de multinationales et bien on peut dire pareil: "monter son entreprise et la hisser dans le CAC40 est plus que difficile"
Pour les jours de grêve non payé je suis d'accord avec toi sauf qu'évidemment personne ne rappelle que lors de la sortie de conflit et bien la dernière exigence est toujours que les jours de grêve soit payés.
Ecrit par : Tom | 18.11.2008
encore heureux qu'ils payent leur jour de gréve (ou plutot qu'ils soient pas payé)
ps: manquerait plus que le parlement s'arrete pendant l'été au motif que c'est les vacance
re ps: le 20 aout les politique ont déja fait leur rentrer!!!
re re ps: les maire qui refuse d'appliquer le service minimum ce mettent hors la loi ce qui est scandaleux parceque elle ne leur plait pas (aller pas me dire que c'est pour des raisons techniques!!) a quand les citoyens qui ne respecterons pas les arrétés municipaux parceque en plus d'étre con ne leur plait pas!!j'aimerais bien voir alors ce que fera cette bonne vieille Mme mandroux.
Ecrit par : alban | 23.11.2008
une question n y a t il pas de problemes plus urgent a traiter que l arret de la pub sur le service public,
l intelligence aurait voulu que se soit reporté d ici deux ans lorsque la crise qui s annonce gravissime sera passee.
Ecrit par : taglione renee | 26.11.2008
pourquoi pas:)
Ecrit par : Nina_Tool | 20.09.2009
Ecrire un commentaire