19.11.2008

Réaction

Voici une petite réaction amusante d'un lecteur démocrate qui nous donne sa recette de la politique:

"Tous les éléments d’une soirée animée étaient là. Des gens de la gauche à la droite en passant par le centre, un politologue et un animateur ravi d’avoir autant de monde sur son plateau. C’est comme chez Maïté.
Pour que le menu soit réussit il nous faut :
- Un marmiton motivé d’une télévision locale qui a réputation à faire son travail le plus proprement possible.
- Un politologue mélangeant subtilement présence, recul et n’hésitant pas à critiquer une mixture trop peu goûteuse.
- Des politiciens en place depuis longtemps qui trainent des gamelles pleine de soupe réchauffée.
- Et surtout, du neuf qui apporte une saveur au débat et du goût à la garniture. N’hésitant pas à relever légèrement le côté fade d’une politique départementale.
Faites chauffer le four 10 minutes et l’on voit déjà que l’on ne parle plus que du MoDem
."

18.11.2008

Le service minimum contre la grève maximum

          

          C'est reparti pour un tour jeudi... Tous les journaux vont évoquer la question du service minimum, des parents vont témoigner et petit cadeau de la rédaction, la liste des villes où le sercice minimum n'est pas appliqué!

           Mais l'essentiel n'est pas là, c'est le pourquoi du comment dont il faut parler: La réforme du lycée, les suppressions de postes, l'igorance de Darcos envers les enseignants... Je vais vous dire, moi ca ne me dérange pas de galérer pendant une journée car c'est pour protéger des acquis sociaux. Les enseignants, eux, trinquent et sont stigmatisés: En avant, amusons nous, c'est le défouloir, ce sont des fonctionnaires, ils n'ont presque pas d'heures de cours, ils finissent à 17h et ont les grandes vacances... C'est beau tout ça, hein, mais  en réalité les enseignants ont un travail énorme en dehors des cours en préparation et en correction, leurs vacances sont plus courtes que celles des élèves contrairement aux apparences et en plus, le concours pour devenir enseignant est l'un des plus durs de France. J'oubliais le traditionnel "ils sont payés à manifester"; sachez qu'une journée de grève coûte environ 90€ à un enseignant, c'est donc un sacrifice pour lui que de perdre une journée de travail mais ils défendent leurs droits et c'est commence cela que aujourd'hui nous vivons  dans des conditions décentes!il faut respecter ce choix et arrêtons de déstabiliser cela pour notre confort... Aie...

          DESTABILISATION, je touche le point sensible je crois car j'en arrive à parler du service minimum... Je sais, vous allez me dire que c'est une avancée, que les parents peuvent aller travailler mais non... j'arrête tout le monde, c'est une remise en cause totale du droit de grève!!! Ainsi, la pression face aux réformes scandaleuses votées par le parlement n'est plus permise. Donc, je résume, service minimum pour le train donc j'attends un minimum, service minimum d'accueil donc je perds un minimum de temps et la grève a un MINIMUM d'impact sur l'Etat. Pour parler localement, notre maire Hélène Mandroux à Montpellier tient bon face au préfet Schott et la loi du 20 Août 2008 (c'est curieux ça, la loi est passé pendant l'été...) mais pour combien de temps? Elle évoque un texte de loi incomplet et pas assez de moyens pour assurer l'accueil;

          Le jour où il arrivera un accident sur l'un des lieux d'accueil, par manque de moyens, Sarko engagera une reforme de la réforme sur le service minimum.....mais bon, il est efficace quand même, il en fait beaucoup hein de réformes..sic

nb: Le service minimum d'accueil est d'ailleurs financé par le salaire des enseignants en grève.

17.11.2008

Les Pinocchios français

        

          Pas un jour sans entendre parler du parti socialiste. Vous allez me dire mais c'est essentiel bien d'entendre parler d'un parti, qu'il s'exprime, qu'il ait des choses à dire. Malheureusement je vous arrête, si aujourd'hui on parle de PS, on pense à lutte de pouvoir, cacophonie, femme à abattre, désordre, manque d'idées, divergence, MoDem... Ah, on n'entend parler du MoDem qui aujourd'hui devient le centre de toutes les discussions. Ainsi, Ségolène se verrait bien copine avec François (désolé, ils s'appellent tous par leurs prénoms, je parlais bien sur de segolene royal et francois bayrou) mais Benoit, Martine et Bertrand ne veulent pas. Bertrand se fache parce qu'il y a lutte de pouvoir et se retire (A t'il peur de quelqu'un) et on s'entend à une coallition Aubry/Hamon contre Royal mais Benoit prend la grosse tête:"Ma motion a fait 19% et j'ai donc une certaine légitimité au sein du PS" et se fache avec Martine qui décide donc de finalement se maintenir candidate. Finalement il avait peut être raison le Bertrand!!!

           Mais François (Bayrou et non Hollande...) ne compte pas se  laisser faire. Il refuse d'être instrumentalisé par le PS et qualifie de "Pinocchios politiques" les leaders du PS. L'allusion fait sourire:"Quand ils disent 'nous n'aurons jamais de contact avec le centre', s'ils étaient comme Pinocchio, avec le nez qui s'allonge chaque fois qu'on ment, ils ne pourraient plus entrer dans une pièce parce que le nez toucherait les murs de quelque côté qu'ils se tournent", a ironisé François Bayrou. C'est vrai que si dans l'avenir, même la gauche socialiste n'est pas capable de faire des concessions, ils s'étoufferont tous seul et Sarkozy restera longtemps au pouvoir. Mais là ou j'approuve encore plus, et mon article précédent en parlait déjà fait référence à l'opposition systématique:il a dit être "dans l'opposition à Nicolas Sarkozy", mais une "opposition particulière", capable de "dire oui quand ça va bien".

          Donc je vais terminer avec une petite phrase sympa:"En démocratie c'est la force des arguments qui compte"... ET NON L'ETIQUETTE POLITIQUE!!! (à méditer)